MARAHOUE/ LUTTE CONTRE LA POLIOMYELITE : LES VRAIES RAISONS D'UNE AUTRE CAMPAGNE DE VACCINATION Mise à jour 25 April, 2018
La cérémonie a
eu lieu du 21 au 24 avril 2018 à Déhita (Bouaflé), chef-lieu de
département.
« Ces journées
nationales de vaccination, qui ont un triple objectif, visent également à
donner la vitamine A à un peu plus de 8 millions d'enfants âgés de 6 à 59 mois,
et à déparasiter 7 330 183 enfants de âgés 12 à 59 mois.
Bien que
déclaré pays libre de poliomyélite autochtone depuis 2015, la Côte d'Ivoire
continue de vacciner ses enfants afin de consolider ses acquis et contribuer à
la certification du continent d'ici 2020.
Cette campagne,
tout comme les précédentes et celles qui pourraient venir après, s’inscrivent
dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique pour l'éradication de la
poliomyélite et la phase finale 2013-2018. Comme il n'existe pas de traitement,
la prévention est la seule option. Le vaccin antipoliomyélitique, administré à
plusieurs reprises. Confère à l'enfant une protection à vie. En effet, selon
les experts, tant qu'un seul enfant reste infecté, tous les autres, dans tous
les pays, risquent de contracter la poliomyélite. L'échec de l'éradication dans
les derniers bastions de la maladie pourrait aboutir à ce que 200 000 nouveaux
cas réapparaissent chaque année au cours des 10 ans à venir. La revue externe
de la surveillance réalisée dans certains pays d'Afrique de l'ouest y compris
la Côte d'Ivoire en 2016-2017 a montré que le système de surveillance des
paralysies flasques algues (PFA) n'est pas assez performant pour détecter tout
cas de poliovirus de circulation de bas niveau. Il y a donc un risque de ne pas
détecter en temps réel une circulation du virus sauvage de la poliomyélite en
Afrique de l'ouest.
Ces journées
nationales de vaccination sont donc initiées pour renforcer l'immunité des
enfants Contre la poliomyélite. Cette campagne est organisée de façon
synchronisée avec le Mali.
Pendant ces
quatre journées de vaccination, près de cinquante mille volontaires sont passés
de porte en porte, dans les ménages, et aussi dans les gares, les lieux de
culte, les écoles maternelles, les champs, les campements, aussi sur les
routes, pour administrer les gouttes de vaccin, les capsules de vitamine A et
les comprimés de déparasitant » a précisé Dr Kouadio N’zué, Directeur régional
de la santé et de l’hygiène publique.
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