RELIGION/HADJ 2018: UNE MISSION DE SUPERVISION DANS LA REGION DU BAFING


lundi, 25 juin 2018 10:44
Dans le cadre des préparatifs du Hadj 2018, une équipe du commissariat général chargé de ce voyage religieux, s’est rendu à Touba, chef-lieu de la région du Bafing.
C’était le dimanche 24 juin 2018 au sein de la grande mosquée de la ville. A en croire Moctar Dosso, chef de délégation, il s’agit d’une mission de «supervision et d’écoute» dont le but est d’apprécier le niveau de formation des candidats au pèlerinage à la Mecque, relever les difficultés et prodiguer des conseils pour la suite.

Aussi a-t-il ajouté que leur présence aux côtés des pèlerins avant le voyage, est un gage d’assurance pour ceux-ci. Une séance d’évaluation de certains candidats au Hadj sur la maîtrise des enseignements à eux dispensés, a été animée par Ayouba Sylla, imam de la grande mosquée de la Riviera 4 et vice-président de la commission religieuse au sein du commissariat du Hadj.

Selon lui, les cours dispensés dans 124 centres de formation dans toute la Côte d’Ivoire, visent à familiariser les candidats avec les rites, les grandes étapes du pèlerinage et de les prémunir contre le dépaysement en terre Sainte de l’Islam. Se prononçant sur cet exercice pratique, Moctar Dosso a jugé le niveau des ‘’apprenants’’ «relativement bas» qui se justifie, selon lui, par leurs irrégularités aux cours.

Une attitude de nature à ne pas permettre au formateur de dispenser convenablement ses enseignements. D’où l’exhortation de l’imam Ayouba Sylla: «soyez assidus aux cours afin de maîtriser tous les contours du Hadj. La formation qui est acte d’adoration d’Allah, facilite non seulement le pèlerinage mais aussi et surtout l’encadrement de nos compatriotes» en Arabie Saoudite. Et de se féliciter de ce que l’instauration des enseignements a opéré chez les pèlerins ivoiriens, un changement qualitatif au niveau du comportement. Ce qui à l’entendre, vaut à la Côte d’Ivoire,  une bonne notation de la part des autorités saoudiennes depuis 2012.

Au plan sanitaire, à en croire le Dr Savané Gaoussou, membre de la délégation, tous les vaccins sont disponibles et n’y a aucun problème pour la prise en charge totale des pèlerins ivoiriens avant, pendant et même après le Hadj. «Le volet médical est très important parce que le voyage est très stressant», dira le chef de délégation, Moctar Dosso.

Avant de préciser que l’innovation cette année, est la prise obligatoire de «l’empreinte digitale pour la délivrance du visa» aux postulants. Un volet exclusivement géré par les autorités saoudiennes qui ont commis à cet effet, une structure privée.

Faut-il le préciser, pour le Hadj 2018, le contingent ivoirien comprend 6800 pèlerins dont 5000 pour le compte de l’État et neuf (9) vols sont prévus pour les transporter.

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