SYRIE: LES ENFANTS HANDICAPES ET MUTILES PAR LA GUERRE MENACES D'EXCLUSION
Par RFI
En Syrie, les enfants sont
parmi les premières victimes de la guerre. Et l'année 2017 a été la plus
meurtrière pour eux, affirme l'Unicef. Le nombre d'enfants tués a augmenté de
50% par rapport à l'année précédente. Les enfants représentent aussi près de la
moitié des personnes handicapées ou mutilées par les violences. Ils risquent
d'être stigmatisés, s'inquiète l'Unicef.
Avec notre correspondante à
Beyrouth, Laure
Stephan
Bassel a 17 ans, et il a
perdu l'usage de ses jambes il y a quatre ans après avoir été blessé dans un
bombardement en Syrie. Aujourd'hui, réfugié au Liban, c'est en pratiquant le
violon, dans un centre soutenu par l'Unicef, qu'il essaie de tourner la page.
« Je ne reçois pas de soutien pour
faire de la rééducation, des mouvements, je le fais par moi-même. Avant, je me
sentais très honteux, je restais loin des gens. Grâce au violon je me suis
adouci, envers moi, envers tout », raconte le jeune homme.
En Syrie, l'une des
priorités de l'Unicef, c'est de permettre aux enfants
mutilés par la guerre de poursuivre leur scolarité. Il s'agit aussi d'éviter
qu'ils soient davantage marginalisés, en sensibilisant au handicap physique.
« Il y a une réticence d’en parler.
Il y a une sorte de gêne. Donc pour l’Unicef, un de nos efforts est la
sensibilisation de la population à ce handicap qui est une des conséquences
d’une guerre dontles enfants ne
sont nullement responsables », explique Geert Cappelaere,
directeur régional pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Pour les enfants, le risque
de graves blessures de guerre demeure même dans les régions syriennes ou le
conflit a baissé en intensité, à cause de la présence de mines et d'engins non
explosés.
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