MANDELA WASHINGTON FELLOWSHIP 2017, LES JEUNES LEADERS IVOIRIENS FONT LE BILAN
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Publié le: 07-08-2017 - Mise-à-jour le: 07-08-2017 - Auteur: Yehni Djidji
Le 03 Août
2017, les 1000 jeunes leaders africains sélectionnés pour le Mandela
Washington Fellowship ont reçu leurs certificats de participation à Washington
DC. Accolades, fous rires, photos, chants. La joie d'avoir été parmi le peu
d'élus, la satisfaction d'avoir réussi avec succès à surmonter tous les
obstacles, étaient palpables à la Mezzanine de l'Hôtel Marquis Mariott.
En effet, pour
ces représentants de plus d'une trentaine de pays de l'Afrique Subsaharienne,
le morceau de carton aux tons doré, blanc et bleu, couronne un long processus
de sélection dans leurs pays respectifs. Processus suivi de 6 semaines de
formation intense dans les meilleures universités des Etats-Unis et d'immersion
dans la culture américaine à travers différentes activités taillées sur mesure.
Cette année, la
Côte d'Ivoire avait 18 représentants à ce prestigieux programme. Quelques uns
nous font le bilan de cette grande aventure intellectuelle et humaine.
Pour Aicha
Fofana Blegbo, les mots clés sont joie, excellence et humilité. Le
Mandela Washington Fellowship est « une aventure extraordinaire pleine
de joie et de fous rires. Des rencontres merveilleuses sous un drapeau
d'excellence avec pour maître mot l'humilité du leader qui sert les autres et
enrichit leur vie ».
Une définition
du leadership partagée par Stéphane Okou qui pense que « le
leadership c'est se mettre au service des autres, se tenir derrière eux pour
les guider à la réalisation d'une vision. »
Léopoldine
Tossou évoque également l'humilité mais aussi l'unité dans son
intervention. Les personnalités de haut rang rencontrées, humbles et
sensibles à l'importance de l'humain ont été d'un grand apport pour elle.
Elle a aussi pu constater que « malgré nos différences, nous avons une
meilleure performance lorsque nous sommes ensemble ».
Une remarque
qui va dans le même sens que l'opinion de Dieudonné Malan pour qui le Mandela
Washington Fellowship est un signal fort que l'unité africaine tant
attendue est loin d'être une utopie. « L'union vraie de toute l'Afrique
est possible. Nous avons pu partager différentes expériences malgré nos
diversités de langue et de culture ».
Sosthène Guéi,
coordinateur de la cohorte 2017 des Mandela Washington Fellows de Côte d'Ivoire
croit fermement en cette Afrique pleine de possibilités et d'atouts, qu'il faut
impérativement mettre en valeur au lieu de se focaliser sur les déficits.
« Nous
parlons généralement de nos communautés notamment en Afrique en terme de
déficit et occultons de mettre en avant ce qu'elles ont de meilleur. En effet,
la conception ou l'image que nous avons de nos communautés influence
profondément notre action ou inaction ».
On pourrait
même dire que cette conception influence aussi l'action ou l'inaction des
autres continents et qu'il est donc impératif de changer la manière dont nous
racontons notre Afrique aux autres et aux générations futures. Tous les
continents ont des challenges mais comme le dit Stéphane Okou « Il faut
savoir faire le meilleur que l'on peut avec le peu que l'on a ».

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