RENTREE SCOLAIRE 2017-2018/PERTURBATIONS: KANDIA CAMARA VEUT ASSIGNER LA FESCI EN JUSTICE



jeudi, 14 septembre 2017 20:23

« Je réaffirme qu’il n’y a eu aucune augmentation des frais d’inscription… »
Rentrée scolaire 2017-2018/Perturbations: Kandia Camara veut assigner la FESCI enjustice

La ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Fromation professionnelle, Kandia Kamissoko Camara a décidé de poursuivre Assi Fulgence Assi, secrétaire général de la Fédération scolaire et estudiantine de la Côte d’Ivoire (Fesci) en justice. C’est ce qui ressort de sa déclaration lors de son point-presse de ce jeudi 14 septembre2017,àAbidjan-Plateau.

Et cela, suite à la série d’incidents produite dans les établissements scolaires par des étudiants se réclamant de ladite fédération. « Ce syndicat à la faveur de la rentrée scolaire 2017-2018, comme s’il faisait partie des acteurs de l’enseignement primaire et secondaire s’est fendu d’un communiqué arguant d’une supposée augmentation abusive des frais d’inscription dans les lycées et collèges de Côte d’Ivoire », a dénoncé Mme Kandia Camara. Et d’accuser : « Les membres de ce syndicat se permettent de manifester avec violences et voies de fait aux abords et quelques fois au sein des établissements comme par exemple au collège moderne de Cocody sur des sujets qui ne les concernent en rien, à savoir les droits d’inscription et les cotisations des Comité de gestion dans les établissements scolaires (Coges). »

Poursuivant, elle a annoncé avoir pris « toutes les dispositions en vigueur pour porter plainte nominativement contre tout individu qui pose des actes allant dans le sens de perturber le fonctionnement normal des écoles et des établissements secondaires ».

« D’ailleurs le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement Technique et de la formation professionnelle engage des poursuites judiciaires  à l’encontre de Monsieur Assi Fulgence Assi, secrétaire général de la Fesci à la suite des casses perpétrées dans certains établissements… », a annoncé la ministre Kandia Camara.

"Avant 2011, les inscriptions se faisaient de façon anarchique"

Selon elle, avant 2011, les inscriptions se faisaient de façon anarchique. Et chaque chef d’établissement fixait son taux de 20.000 FCFA à 38000 FCFA. Mais depuis la rentrée scolaire 2011-2012, en Côte d’Ivoire, les inscriptions se font en ligne dans les établissements secondaires et les frais s’élèvent à 5000 FCFA, la carte d’identité scolaire revenant à 1000 FCFA, soit 6000 FCFA au total par an.

"En comparaison avec certains pays africains voisins, le montant des frais d’inscription du secondaire public oscille entre 10.000 et 25.000 FCFA selon les réalités régionales", a affirmé la ministre ivoirienne.
Aussi -a-t-elle expliqué qu'au primaire l’inscription reste gratuite et cette réalité est vérifiable partout… "Quant aux cotisations des Comités de gestion arrêtée par l’assemblée des parents d’élèves de chaque école, elles sont de 3000 FCFA  aux maximum pour le primaire et 5000 FCFA au maximum pour le secondaire et par an.  Elles sont soumises à la validation préalable des directeurs régionaux. Toutefois des cotisations exceptionnelles dont les montants excèdent les taux précités peuvent être décidées par l’assemblée des parents d’élèves en fonction des nécessités de chaque école et établissement. Les motivations de la dépense ainsi que les devis sont préalablement soumis à l’appréciation de la hiérarchie", a indiqué la ministre de l'Education nationale.

" La Fesci veut renouer avec ses anciennes habitudes mafieuses"

Pour elle, "la Fesci veut renouer avec ses anciennes habitudes mafieuses qui consistent à racketter les chef d’établissement en exigeant une prétendue part dans les frais d’inscription et autres cotisations comme cela nous a été rapporté par plusieurs chefs d’établissement …"

C'est d'ailleurs pourquoi, elle a réitéré que la Fesci ou tout autre syndicat sont formellement interdits dans tous les établissements primaires et secondaire de Côte d’Ivoire. "Ces mouvements corporatistes n’ont donc pas à s’immiscer dans la gestion des établissements qui ne les concerne nullement.  Je réaffirme qu’il n’y a eu aucune augmentation des frais d’inscription… Je rappelle que les cotisations exceptionnelles sont décidées par les assemblées des parents d’élèves de chaque établissement", a-t-elle martelé.
Mais avant, la ministre a rappelé que dès sa prise de fonction en 2011 et après concertation avec la communauté éducative, notamment les parents d’élèves, les guides religieux, les chefs traditionnels et fondateurs d’établissements privés, elle a formellement interdit la pratique du syndicalisme dans les écoles, lycées et collèges pour les élèves. Cette décision a été entérinée par le gouvernement et sanctionnée par l’arrêté ministériel N°0112/MEN/DEC du 20 octobre 2011 portant création organisation et association d’élève dans les établissements scolaires de Côte d’Ivoire.

CHEICKNA D. Salif

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