SANTE : LE SENEGAL POUR UNE DIGITALISATION DU DOSSIER MEDICAL
février
20, 2018 à 19:46
« Le Sénégal doit
opter rapidement pour la digitalisation du dossier médical », à fait savoir le
ministre de la santé et de l’action sociale M Abdoulaye Diouf Sarr, lors de la
septième conférence des mardis du numérique, organisé par « African Performance
Institute », tenue ce mardi à Dakar.
Venu présider la conférence le ministre de la
santé se dit conscient que le Sénégal doit dans ‘’les plus brefs délais’’,
opter pour la digitalisation du dossier médical.
«
Ce que je note aujourd’hui c’est que le Sénégal doit très rapidement
faire en sorte que le dossier médical soit numérisé. », a-t-il dit.
Pour
lui, cela permet d’aller plus vite sur le diagnostic, de le mutualiser,
mais également de partager les avis sur ce dernier.
Cela
permet aussi, a-t-il poursuivi, de participer à faire en sorte que le Sénégal
participe à cette grande réflexion scientifique autour de la santé.
La
première phase du processus d’adoption de la stratégie nationale de
la santé digitale débutera cette année, a annoncé Sarr.
Le
numérique permet aussi aux personnes éloignées de pouvoir consulter des
spécialistes sans se déplacer poursuit-il.
La
7 eme conférence des mardis du numérique a eu pour thème : « la santé à l’ère
du digital : quel enjeu pour le Sénégal ? »
Selon
M Ibrahim Nour Eddine Diagne le choix porét- sur ce thème est « de faire la
connexion entre toutes les innovations que nous connaissons sur le digital
aujourd’hui et la santé qui est une pratique multiséculaire et qui a son
évolution et jusqu'à présent n’était pas bouleversé par la donne numérique ».
Le
numérique peut aussi renforcer la sécurité des données personnelles médicales,
d’après M Diagne.
Cette
conférence a enregistré des exposés de panélistes comme le Pr Amadou Diouf
Doyen de la faculté de médecine, de pharmacie, d’odontologie de l’Université
Cheikh Anta Diop de Dakar.
Pour
lui, « la digitalisation se fait progressivement dans cette faculté avec
la simulation »
Le
Dr Amadou Niass président de la section B de l’Ordre national des médecins du
Sénégal lui se dit ‘’préoccupé par la protection de la profession
médicale, le respect des règles à une époque où l’innovation est
très prolifique ».
Mamadou
Thiam membre de l’organisation des professionnels des technologies de
l’information et de la communication (OPTIC) est revenu sur « les opérateurs
classiques en disant que la majorité des praticiens sont hors la loi parce que
ne respectant pas simplement les règles comme cela se devrait citant en exemple
la protection des données personnelles »
Le
Dr Mor Ngom de l’agence nationale de la couverture maladie universelle
explique la mutation qui va s’opérer dans ce domaine grâce au « mobile
money ».
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