LUTTE CONTRE L’EXTREME PAUVRETE : LES BENEFICIAIRES DU PROJET FILETS SOCIAUX PRODUCTIFS ‘’SATISFAITS’’ DE L'INITIATIVE
Les populations bénéficiaires du village d’Adikro s’exprimaient à l’occasion d’une visite de terrain effectuée dans leur localité par les principaux animateurs de ce projet, notamment le ministère ivoirien de l’emploi et de la protection sociale à travers l’Unité de gestion du projet (UGP) et la Banque Mondiale qui a financé le projet à hauteur de 25 milliards FCFA.
Cette visite qui s’inscrivait dans le cadre de la célébration de la journée internationale pour l’éradication de la pauvreté (End Poverty Day) célébrée le 17 octobre de chaque année, a été l’occasion pour les bénéficiaires de ce village du Centre-Nord ivoirien d’exprimer de vive voix devant les représentants de l’UGP, de la BM ainsi que des membres de la société civile et des journalistes ‘’leur satisfaction’’ après avoir perçu la somme de 72000 FCFA chacun, représentant les deux premiers paiements trimestriels de 36000 FCFA.
Selon Adhi Kouadio, 32 ans et père de 4 enfants, les 72000 FCFA qu’il a déjà perçus lui ont surtout permis de scolariser convenablement ses enfants pour cette rentrée scolaire. Ce qui n’était pas le cas depuis belle lurette selon lui.
‘’Avant ce projet, c’était difficile pour moi de m’occuper convenablement de la scolarité de mes 4 enfants et d’assurer leur santé mais aujourd’hui je suis un homme satisfait grâce à ce projet du gouvernement et de la Banque mondiale’’, a fait remarquer M. Adhi.
Pour Dame Kouadio Amoin, mère de 12 enfants, ce projet lui a redonné de l’espoir. ‘’Je remercie Dieu, le gouvernement et la Banque mondiale car avec l’argent que j’ai reçu cela m’a permis d’agrandir mon champ et j’ai acheté un sac de riz que j’ai déposé à la maison pour que les enfants mangent bien avant de partir à l’école’’, a-t-elle confié.
Quant à la veuve Konan Adjoua Thérèse née Kla, cette initiative du gouvernement ivoirien et de la Banque mondiale sonne pour elle comme une sorte de nouveau départ dans la vie.
‘’Après avoir perdu mon mari je suis revenue m’installer ici dans mon village, j’ai fait un champ, malheureusement cela n’a rien donné. J’étais donc là à réfléchir comment trouver les moyens pour relancer mes activités quand ce projet est arrivé. Aujourd’hui avec l’argent que j’ai reçu j’ai pu réaliser ce champ que vous voyez. Je fais de l’igname, du manioc, du piment…etc, je vends ma production et je nourris bien mes deux enfants’’, a-t-elle indiqué.
Avec certains bénéficiaires du village, elle a mis en place une association de femmes qui a pour objectif de promouvoir l’autonomisation de ces dernières à travers des activités génératrices de revenus.
‘’Notre association a déjà à son actif un champ de manioc d’un hectare mais notre préoccupation majeure reste aujourd’hui l’accès à notre village car notre route n’est pas praticable et souvent notre production reste sous notre main parce que les camions de ramassage n’osent pas s’aventurer ici à cause de ce fait’’, a-t-elle conclu.
Devant le succès de l’opération, Kipeya Koné, le Directeur de cabinet adjoint du ministre ivoirien de l’emploi et de la protection sociale, par ailleurs, coordonnateur du projet des filets sociaux productifs, a expliqué comment le gouvernement ‘’avec peu de moyens peut avoir une capacité de transformation sociale de l’écosystème que nous pouvons lier aux questions de pauvreté’’.
Pour sa part, Sylvie Nenonene, spécialiste de la communication à la Banque mondiale s’est dite ravie au terme de cette visite qui ‘’nous a permis de constater que les bénéficiaires sont contents, de voir qu’il y a des changements dans leur quotidien et que leur situation de pauvreté s’améliore’’.
Quelque 35000 ménages repartis dans les zones rurales de 12 régions du Centre, du Nord et de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, considérées comme les plus pauvres du pays percevront chacun du gouvernement, une allocation trimestrielle d’un montant de 36000 FCFA dans le cadre de ce projet, jusqu’en 2020.
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